L'espoir fait revivre des moments d'insouciances, d'inconsciences, tu sais comme quand on était en maternelle, qu'on discutait avec tout le monde, à cette époque-là on était tous égaux et on se faisait des amis en disant "sa va ? est-ce que tu veux jouer avec moi ?", à cette époque-là on ne se prenait pas la tête pour des futilités. Avec l'espoir oui ...
Car où il y a de l'espoir, il y a obligatoirement de la souffrance, de l'attente, de l'espérance, des souvenirs, le passé, surtout le passé ... Le passé définit une multitude de choses, tu vois de quoi je parle ? Je te parle de NOTRE passé, notre enfance, nos moments : Toi, Moi sur la même longueur d'onde, compatibles pour ainsi dire. Heureuses, oui c'est sa, on était heureuses. Heureuses d'être ensemble, de partager ces moments, de voir le monde en grand dans nos regards de fillettes espiègles. Tu te souviens, on jouait pendant les récrés et le week-end on se voyait, chez l'une, chez l'autre, ces anniversaires on les a fêtés, ces soirées on les a partagées..
Alors depuis que je suis partie, depuis que rien n'est plus, ta présence est un vide immense en moi comme des soeurs jumelles qui se séparent et suivent des chemins différents. Ta présence me manque, ton abscence est devenu un souvenir heureux et à chaque moment de faiblesse je te cherche, je recherche inlassablement nos moments de complicités, de confidences. Notre statut qui est défini par la confiance. Chaque moment de lucidité est un supplice, je déforme la réalité pour éviter de me souvenir ce qu'on représence à deux, pour éviter de tomber dans ce piège je détourne les règles du jeu.
L'amitié c'est toi, je n'ai trouvé personne d'autre qui t'égale.
A ma meilleure amie.